samedi 2 mars 2013

le PSG à Reims, 14eme épisode !

28 ans après sa dernière visite, Paris est de retour à Reims...



Le stade Auguste Delaune est-il maudit pour le PSG ? Lors de ses 13 déplacements en Champagne, Paris s'est incliné à 7 reprises et a encaissé 34 buts (moyenne : 2,42 !) pour seulement deux succès...

Retour sur des matches hors norme, avec des sextuplés, des buts gag, des pannes d'électricité ou des retournements de situations improbables... Ca c'est Paris !!

acte 1, 14 février 1971 : Reims - PSG 2-0, amical
Alors que le PSG se bat pour accéder en première division, les Parisiens participent à un match amical et s'inclinent logiquement sur le score de 2-0.

acte 2 , 23 janvier 1972 : PSG - Valenciennes 0-1, 32eme de finale de la Coupe de France
Le PSG joue à Reims face au leader du championnat de seconde division et domine en première période, mais le jeune gardien de but nordiste Dominique Dropsy semble imbattable... Paris domine et se fait surprendre sur une action incroyable : Rostagni veut transmettre en retrait à Choquier, le gardien parisien dégage directement sur l'attaquant Joseph qui contre le ballon et marque involontairement (68eme). Abattu par la malchance, l'entraîneur Pierre Phelipon ne veut pas regarder les dernières minutes de la rencontre. Paris attaque, mais rien n'y fait. Le PSG est éliminé et quitte la Coupe de France par la petite porte. Malgré cette élimination, les supporters parisiens forment une haie d'honneur pour remercier leurs joueurs à la fin de la rencontre. Phelipon est très déçu au coup de sifflet final : "Le résultat est très dur pour nous. Je reste persuadé que si l'on renouvelle des matches pareils, nous nous en sortirons. Je n'ai aucun reproche à faire, tous les gars se sont bien battus." 

                               Joseph (à droite) face à Angers

acte 3, 1er avril 1972 : Reims - PSG 3-3, championnat
Match de mal classés entre Reims (18eme) et le PSG (15eme), séparés par deux petits points au classement. La rencontre tient toutes ses promesses : Michel Prost ouvre le score pour Paris (18eme) puis Jacky Rémond, de la tête double la mise sur un centre de Prost (23eme). Rémond, blessé au début du match, joue avec un bandeau et tient courageusement sa place même si cette entaille à l'arcade sourcilière lui coûtera quatre points de suture après la rencontre... Malgré cet avance, le PSG se fait rattraper et devancer en seulement onze minutes ! Onnis réduit le score de la tête (23eme), devance Delhumeau et égalise en force (29è) puis profite d'une erreur de Djorkaeff et Delhumeau pour marquer sur penalty (33eme). Malgré ce "coup du chapeau" du buteur argentin, le PSG n'a pas dit son dernier mot et Guignedoux égalise logiquement (73eme) et donne un point précieux à Paris pour la fin de saison. Phelipon, soulagé au coup de sifflet final, déclare : "Nous voyons la fin du tunnel, mais avouez que nous méritons ce point, que nous avons failli perdre bêtement. La réaction de mon équipe en seconde période m'a plu".


acte 4, 18 septembre 1973 : Reims - PSG 7-2, amical
L'ancien gloire du Stade, Just Fontaine, est de retour à Reims. Le match est un cauchemar pour le PSG et sa défense en ligne : Paris est largement battu par Reims 7/2 (buts de Jean Deloffre et Othniel Dossevi pour Paris). Le jeune gardien de but Jacki Planchard est titulaire dans les buts mais la mauvaise nouvelle du jour, c'est la blessure de Jean-Pierre Dogliani (claquage à la cuisse) après celle de Louis Cardiet quelques jours plus tôt. Le capitaine parisien sera absent pour plusieurs semaines...

acte 5, 7 mai 1974 : Reims - PSG 2-2, 1/4 de finale retour de la Coupe de France

Le PSG se déplace en Champagne pour l'honneur, après avoir perdu le match aller au Parc des Princes sans appel, sur le score de 5-0, avec un triplé de Carlos Bianchi...   Reims mène rapidement au score grâce à des buts de Zywica (9eme) et Richard (23eme) mais Paris ne veut pas quitter la compétition sur un échec. M'Pelé réduit le score sur penalty (37eme) puis le PSG égalise logiquement sur un exploit de son attaquant André : après avoir dribblé Laraigné et Aubour, l'ailier parisien n'a plus qu'à pousser le ballon dans le but vide (55eme). Paris fait jeu égal avec son adversaire et quitte la pelouse la tête haute, sous les applaudissements du public. Après la pause, Le match a été interrompu 23 minutes suite à un panne d'électricité, mais tout est finalement rentré dans l'ordre.


acte 6, 9 août 1974 : Reims - PSG 6-1, championnat

Le PSG a débuté le championnat par une victoire à Sochaux et se déplace à Reims plein d'espoirs pour les grands débuts de Mustapha Dahleb à Paris. Le gardien Ilija Pantelic est blessé au genou, remplacé par Jacki Planchart. Les Parisiens débutent bien et ouvrent la marque par M'Pelé suite à un centre parfait de Dogliani (16eme). Malheureusement, la suite du match est un cauchemar pour la défense du PSG qui encaisse dix buts (six validés, quatre annulés pour hors-jeu). Le Rémois Carlos Bianchi marque deux fois avant la pause (24eme et 38eme) sur des erreurs défensives et une défense en ligne bien mal assimilée. Après la pause, M'Pelé tire sur le poteau (46eme) et rate la balle d'égalisation. C'est le tournant du match. La suite de la rencontre se résume à un festival de  Carlos Bianchi, auteur de quatre buts de son équipe (46eme, 52eme, 65eme, 69eme), ce qui porte son total sur la rencontre à six ! C'est la deuxième fois en trente ans (Keita avait fait aussi bien avec Saint-Etienne en 1971) qu'un joueur réussit cet exploit. Pour Jacky Planchart, le gardien remplacant, les matchs contre Reims se suivent et se ressemblent : il a encaissé... vingt buts en quatre rencontres face aux Rémois (sept buts en Coupe de France et sept en amical la saison dernière). La défense en ligne chère à Fontaine n'est pas encore une réussite mais l'entraîneur parisien reste inflexible : "Il n'est pas question de revenir sur notre système de jeu. Mes joueurs ont joué avec la peur au ventre, c'est l'unique raison de cette défaite."


acte 7, 7 juin 1975 : Lens - PSG  3-2, 1/2 finale de la Coupe de France


Le match est capital pour Paris : si le PSG s'impose à Reims, il se qualifie pour la finale de la Coupe de France... et pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe : l'adversaire en finale, Saint-Etienne, est déjà assuré d'être champion de France. Cela se présente mal pour Paris : Jacky Bade est absent après un drame familial, Jean-Pierre Dogliani s'est blessé à la clavicule) et Mustapha Dahleb souffre du genou). Just Fontaine est pour sa part très affecté par la crise cardiaque de son père quelques jours avant la rencontre : difficile de trouver une préparation plus difficile avant une rencontre capitale...  4.000 supporters parisiens ont fait le déplacement, mais le combat est inégal face aux 16.000 Lensois. Après un premier sauvetage de Pantelic face à Bousdira (15eme), Kaiser s'échappe mais Eric Renaut s'interpose. A la stupéfaction générale, l'arbitre siffle un penalty douteux transformé par Faber (18eme). Malgré ce coup du sort, Paris réagit : M'Pelé déborde et tire en force. Sa frappe croisée à ras de terre ne laisse aucune chance à Lannoy (32eme).  Paris se rapproche de la finale en fin de rencontre : sur un centre de Bauda, Laposte catapulte de la tête le ballon dans les filet (82eme). Le PSG doit tenir huit minutes, mais Lens égalise sur une faute grossière de Marella et un coup-franc rapidement joué pour Faber qui égalise (84eme). On doit jouer les prolongations, Zuraszek part à la limite du hors-jeu et donne un avantage décisif aux Nordistes (100eme).  Les joueurs parisiens sont inconsolables, comme l'explique Jacki Laposte : "Nous faisons une nouvelle fois le cadeau d'un but à notre adversaire. Notre équipe, c'est le Père Noel du football français !" Le PSG attendra sept ans pour découvrir l'Europe...


acte 8, 13 août 1975 : Reims - PSG 1-1, championnat
Le PSG est de retour à Reims deux mois après son cruel échec en Coupe de France et veut se rassurer après un premier match catastrophique à Bastia (0-3). Reims ouvre pourtant rapidement le score sur un but de l'inévitable Carlos Bianchi (18eme) et on craint un nouveau naufrage du PSG, comme la saison précédente (1-6). Paris réagit et égalise juste après la pause : Dogliani sert Piasecki qui amorti puis transmet à Floch. L'attaquant parisien, seul aux six mètres, n'a aucun mal à égaliser (48eme). Le PSG domine outrageusement la fin du match, M'Pelé dans les dernières secondes hérite d'une balle perdue mais tire au dessus alors qu'il se trouvait à six mètres des buts (90eme). Paris a manqué le coche mais remporte son premier point de la saison.


acte 9, 18 février 1977 : Reims - PSG 2-3, championnat

Le jeune attaquant algérien Rida Ali Messaoud (20 ans, 20 sélections) bénéficie de l'absence d'Humberto et débute avec le PSG. Paris prend rapidement le match en main : Piasecki après un échange avec Pilorget ouvre le score d'une frappe aux quinze mètres (26eme). Trois minutes plus tard, Laposte s'enfonce sur l'aile et centre vers Redon au second poteau qui n'a aucun mal à doubler la mise (29eme). Reims réduit le score juste après la pause mais Dahleb après un double une-deux avec M'Pelé redonne deux buts d'avance à son équipe (53eme). Reims revient à la marque sur un but de Carlos Bianchi (56eme), lorsque le match est arrêté définitivement à la 75ème minute suite à une panne d'éclairage. Daniel Hechter demande l'homologation du résultat : "Je ne crois pas qu'on puisse nous faire rejouer. Les circonstances étaient en notre faveur : nous menions au score à un quart d'heure de la fin. Il serait injuste de nous priver de ce but d'avance". Après de nombreux recours, le PSG aura finalement gain de cause... 83 jours plus tard ! 

                                                  Rida Ali Messaoud


acte 10, 3 décembre 1977 : Reims - PSG 0-0, championnat
Sur une pelouse glacée, le PSG adopte une tactique d'extrème prudence. La barre sauve Paris sur un tir du rémois Betta (67eme), Bernard réussit une parade exceptionnelle en détournant une frappe de Polaniok (74eme) et le PSG obtient logiquement le point du match nul, écoeurant les attaquants rémois en pratiquant à la perfection la défense en ligne. Carlos Bianchi, pour son retour à Reims a vécu une soirée difficile : un avertissement pour contestation sur la seule occasion de but parisienne (un coup-franc trop rapidement frappé) et les sifflets d'un public qui a la mémoire courte... L'entraîneur Jean-Michel Larqué reste positif après ce troisième match nul consécutif : "Je ne retiens qu'une seule chose ce soir : le résultat". Carlos Bianchi se confie : "Le public ? Tous les publics sont pareils ! Si un jour, je reviens ici, il sera à nouveau pour moi !"


acte 11, 19 juillet 1978 : Reims - PSG 2-0, championnat

Dominique Baratelli et Dominique Bathenay débutent leur carrière parisienne de manière catastrophique... Le noueau gardien de but parisien est sauvé par ses poteaux sur deux frappes du Rémois Santamaria (26eme et 52eme) puis l'attaquant de Reims est récompensé de sa persévérance lorsqu'il reprend un tir de Polaniok et ouvre le score (59eme). Pérignon double la mise sur un centre en retrait (70eme) et malgré un grand match de Baratelli, le meilleur parisien sur la pelouse, Paris s'incline logiquement. Larqué est légitimement déçu par ce premier match raté en championnat : "C'est un résultat normal, car les Rémois nous ont dominé dans tous les domaines. Nous avons encore beaucoup à travailler..." Reims a bien débuté le championnat avec ce premier succès, mais la saison sera catastrophique avec une relégation... et seulement trois victoires en championnat !      

               
acte 12, 20 juillet 1979 : Reims -PSG 3-1, amical
Le PSG se déplace à Reims, désormais en D2, et va connaître une défaite inquiétante malgré les grands débuts de la star portugaise Joao Alves après la pause. L'histoire retiendra que le buteur de Reims Jean-François Charbonnier, auteur d'un triplé, rejoindra le PSG quelques saison plus tard.

acte 13, 16 juillet 1985 : Bastia -PSG 2-4, championnat
Le PSG débute le championnat sur terrain neutre (le stade bastiais de Furiani est suspendu) avec sept nouveaux joueurs. Paris, avec un style de jeu agréable inscrit deux buts avant la pause : sur un coup-franc de Susic, Rocheteau s'engage et marque d'une balle piquée (27eme) puis une frappe lointaine de Susic finit sa course dans la lucarne (41eme). Les parisiens, euphoriques, poursuivent sur ce rythme, Susic lance Rocheteau pour une nouvelle balle piquée victorieuse (49eme). C'est la copie conforme du premier but parisien. Cinq minutes plus tard, Susic réussit sa troisième passe décisive du jour, cette fois-ci à destination de Da Fonseca qui marque... d'une balle piquée (54eme). Meyer sur penalty (70eme) puis Soler (74eme) réduisent le score. Dans la dernière minute de la rencontre, le bastiais Orlanducci agresse Da Fonseca, victime d'une luxation cromio-claviculaire à l'épaule et indisponible pour plus d'un mois. Malgré ce coup du sort, Houiller est satisfait pour ses débuts : "Nous avons fait preuve d'une grande supériorité dans tous les comportements du jeu, même si le relâchement général après une heure ne me satisfait pas."





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