Il y a dix ans - jour pour jour - Jean-Pierre Dogliani nous quittait. L'homme qui fait monter le PSG en 1974 était un grand amoureux du club, en tant que joueur, recruteur ou Président de l'Association des Anciens du PSG.
J'ai eu la chance de connaitre cet homme au grand coeur, un personnage haut en couleurs qui marqué à jamais ma mémoire. Travailler pour l'histoire du PSG, c'est aussi - un peu - travailler pour et grâce à lui.
Nous ne l'oublions pas, et avons une pensée pour sa famille et ses enfants en ce jour de recueillement...
En quelques lignes, pour les plus jeunes, sa vie, son oeuvre...
Tous ceux qui ont eu
l’immense honneur de rencontrer Jean-Pierre Dogliani ne pourront jamais
l’oublier. Quatre ans après son décès, l’homme qui a fait monter le PSG en
première division aura marqué à jamais l’histoire du club, par son charisme, sa
gentillesse et sa vision passionnée du football.
Ironie du sort, Dogliani est
né à Marseille, ou il a débuté sa carrière. Le 3 décembre 1961, il joue son
premier match de championnat à Cannes (1-4). Trois saisons à l’OM, une soixante
de matches au compteur et il rejoint Angers. Dans une équipe au tempérament
résolument offensif, il explose : Angers inscrit la bagatelle de 128 buts
en 40 matches lors de la saison 1968-1969 en championnat de D2. Avec 22 buts,
Dogliani termine meilleur buteur de son équipe avec son ami Jean Deloffre,
qu’il retrouvera au PSG quelques saisons plus tard.
Le 22 mars 1967 au Parc des
Princes, il porte le maillot de l’équipe de France entraînée par Justo Fontaine
et inscrit le but français face à la Roumanie (1-2). Il ne rejouera plus jamais
avec les Bleus, victime et de son tempérament et de sa réputation de rebelle.
Passé par Bastia et Monaco, Dogliani accepte de rejoindre le PSG et son ami
Justo Fontaine en 1973, en rachetant lui-même sa dernière année de contrat pour
se libérer. A Paris, il est le leader de l’équipe, le capitaine, l’homme
décisif qui inscrit un doublé lors du match retour de barrages contre
Valenciennes (4-2, le 04-06-1974).
Les premières années en D1 marqueront le
début de la rupture avec son entraîneur, qui abandonne la défense en ligne et
joue plus prudemment. Une trahison pour Dogliani, qui finit par se brouiller
définitivement avec Fontaine avant de se blesser gravement au ménisque du genou
gauche. Sa carrière s’achève ainsi, il rejoue quelques minutes lors de son
jubilé en 1981 face à Boca Juniors et son artiste Diego Maradona.
En 1986, il
replonge à Strasbourg, au côté de Daniel Hechter. Il devra abandonner son poste
de directeur général en 1989, après avoir assuré l’intérim sur le banc de
touche pendant quelques semaines au mois de septembre 1988. Il revient en
région parisienne et entraîne les jeunes à Versailles, puis devient superviseur
à Montpellier.
En 1996, il retrouve le PSG et s’occupe du recrutement pendant
cinq années. Rattrapé par la maladie, il prend du recul et abandonne la
présidence de l’Association des Anciens Joueurs du PSG, avant de décéder le 17
avril 2003.
Heureux d’avoir vécu sa passion sans limite pour le ballon rond,
comme il l’expliquait à ses proches : "On me demande souvent si j'ai eu des regrets. Mais j'ai toujours été
heureux. Si je n'avais pas été footballeur, j'aurais aimé l'être".
Milieu de terrain
Né le 17 octobre 1942 à
Marseille, décédé le 17 avril 2003
Son parcours :
Joueur : Marseille (1953-1964), Angers (1964-1970), Bastia (1970-1972),
Monaco (1972-1973), PSG (1973-1976)
Son palmarès :
Champion de France de D2 (1969)
1 sélection avec l’équipe
de France
Pour les nostalgiques, la vidéo de PSG-Valenciennes en 1974 et les deux buts de Monsieur Dogliani...
Pour les nostalgiques, la vidéo de PSG-Valenciennes en 1974 et les deux buts de Monsieur Dogliani...

















































