vendredi 9 août 2013

nouveau logo du PSG : le point de vue de David Ranc, Professeur assistant en Etudes Européennes à l'ESSCA


Je me permets de publier et traduire l'article publié aujourd'hui par David Ranc, professeur  assistant en Etudes Européennes, spécialisé sur l'histoire du football en Europe. 

Son cursus et son expérience professionnelle : 
 Doctorat en Relations Internationales à l'université de Cambridge
Master en Etudes Européennes à l'université de Cambridge
Diplôme de Sciences-Po, section Service Public à l'Institut d’Études Politiques à Paris
Institut d’Études Politiques (Sciences-Po, Paris) 
 (http://www.essca.fr/EN/Professeurs_recherche/annuaire_corps_professoral/Pages/ranc-david.aspx)

Si votre anglais est correct, vous pouvez lire l'article publié sur le blog free sous le lien ci-dessous :
http://www.free-project.eu/Blog/identities-2/psg-new-season-new-logo-964.htm#more-964

Sinon, je vous ai fait une traduction que j'espère assez proche du texte initial. 

Que dire de plus ? Il reflète une partie de ma pensée lors de la lettre ouverte à Jean-Claude Blanc en février dernier (http://psg-canalhistorique.blogspot.fr/2013/02/changement-de-logo-les-contre-verites.html)

Ce post n'a pas pour but de rallumer une polémique qui n'a plus lieu d'être, mais de préciser qu'on a le droit et le devoir de s'interroger sur la manière et les raisons d'un changement de logo que certains n'ont pas compris...

Et cette analyse n'est pas le fruit d'un "historique" du PSG, mais bien d'un professeur étranger attentif à l'évolution de l'histoire du football en Europe.

L'article traduit :

PSG: nouvelle saison / nouveau logo

Près de deux ans après le rachat du Paris Saint-Germain par la Qatar Investment Authority, la nouvelle direction a dévoilé le nouveau logo du club, qui sera utilisé dès le début de la saison 2013-2014.



Nous n'allons pas entrer dans le débat sur les raisons de ce changement, qui peut sembler maladroit. Nous n'allons pas nous demander si la Tour Eiffel est plus grande ou plus petite. Nous n'allons pas faire des commentaires sur l'utilisation surprenante des typos (une version modifiée de l'ITC Blair?), sur les formes des lettres qui ont été transformées pour s'adapter au logo et aux courbes qui ne fonctionnent plus en douceur. Nous n’allons pas dire que le texte qui l'accompagne «Rêvons en plus grand» est encore plus étonnant : avec la modification A & V, il manque la correction optique nécessaire à la jonction entre la verticale et en diagonale. Nous n'allons pas parler de la disparition du bleu historique sur le nouveau logo. En bref, nous n'allons pas faire une analyse esthétique de ce logo.

Au lieu de cela, nous allons mettre l'accent sur le message. Jean-Claude Blanc, ancien directeur général adjoint de la Juventus et maintenant Directeur Général Délégué au PSG a souligné dans une interview au quotidien « Le Parisien » que le nouveau logo respectait les soi-disant «fondamentaux» du club :
 
"Nous sommes dans un grand club européen, avec les symboles qui le représentent. Il ne s'agit pas d'un gros changement, mais d'une simplification de ces symboles. Ce logo est l'expression de notre nouvelle stratégie avec la construction d'une marque de sport mondial."

*Il semble que si Jean-Claude Blanc avait lu mon livre, et ce n'est sans doute pas le cas, je dirais qu'il semble avoir absolument raison*, si je peux me permettre.
*je ne suis pas sûr de traduire le sens de la phrase de l’auteur, si vous avez mieux…


En termes de simplification, Blanc affirme que le berceau (représentant Saint-Germain-en-Laye) n'avait pas été compris par beaucoup et devait disparaitre, il ajoute également que la date de fondation 1970 n’était pas comparable avec d'autres grands clubs (fin des années 1800 sur les logos).

Quelques questions sur le nouveau logo demeurent sans réponse, cependant.



D'abord et avant tout : le PSG devrait-il avoir honte d'être un club relativement jeune ? N'est-ce pas trahir un manque de confiance en soi ? Personne ne croira jamais que le PSG est un ancien club. De plus, il y a des valeurs associées à la jeunesse que le PSG aurait probablement pu utilisé pour sa communication. (Comme mentionné dans un précédent post: ce que le PSG a réalisé en si peu de temps est assez remarquable).

Deuxièmement, n’y avait-il pas des moyens plus subtiles de mettre à jour le logo? Il est facile de comprendre que la marque achetée par les Qataris, Paris, est sans doute l'un des deux ou les trois noms de ville les plus célèbres dans le monde.

Mis à part le mot élargi Paris, le nouveau logo met-il en avant Paris?

Le symbole majeur dans ce logo, celui qui se reconnaît absolument partout dans le monde, c’est la Tour Eiffel, habilement mis en avant dans le logo original du PSG par Daniel Hechter, et il a été éclipsé par le lettrage. Qu'est-ce que la typo ITC Blair apporte au nom de Paris ? Pas grand-chose.

Il y a une richesse de l'histoire de la typographie liée à Paris ou tout au moins France : elle commence par Garamond, se poursuit avec Fournier puis avec Didot, comprend les œuvres du 20e siècle de Cassandre et la fonderie Peignot & Deberny, Adrian Frutiger qui a conçu son personnage éponyme , Frutiger pour l'aéroport de Roissy (les étrangers l’appellent  Charles de Gaulle ou CDG), ou Jean-François Porchez.



Pourquoi ne pas utiliser une des polices qui symbolisaient Paris? Il est possible que le choix de l'ITC Blair a été motivé par sa ressemblance avec le le logo original du club (avant les années Hechter). 



Mais alors, l’utilisation de la typo Anisette n’avait-elle pas plus de sens ? C'est une typo contemporaine créée par Cassandre (auteur du logo YSL entre autres)  et par Jean-François Porchez, qui a conçu Parisine, utilisé tout au long de Paris dans le système des métros, bus et RER (la marque Adobe a déclaré que ses œuvres ont changé la visage de Paris).

La gestion actuelle du PSG par ses dirigeants n'a plus rien à rien à craindre des supporters qui ont été trop affaiblis par l'ancien PDG (Robin Leproux) pour manifester contre ce nouveau logo.

Mais une manière de se faire accepter, c’est souvent de prêter l'oreille au passé, oublié ou d’essayer de le réinventer ...



A cet égard au moins, le nouveau logo n'est pas un succès.

Pauleta - Cavani, dix ans après ?


Il y a dix ans jour pour jour à Lille, un certain Pedro Miguel Pauleta débutait sa carrière officielle avec le PSG. 

De bonne augure pour Edison Cavani, espéré ce soir pour ses grands débuts parisiens à Montpellier ???
 
Même numéro sur le maillot, même attente des supporters... Et un beau clin d'oeil du destin dans l'histoire de ce club définitivement hors-norme !


Souhaitons au buteur uruguayen d'inscrire plus de buts que Pedro Miguel Pauleta pour battre le record de  "l'Aigle des Açores" sous le maillot parisien : 109 buts en matches officiels !

Dans le Nord, le PSG s'était incliné lors de ce match de championnat pour les grands débuts du buteur portugais(0-1). Un exemple à ne pas suivre pour Paris...




Montpellier - PSG en dix chiffres !

C'est nouveau... Avant chaque rencontre du PSG, les dix chiffres à ne pas rater ! 



2 : deux joueurs parisiens ont réussi un doublé à Montpellier : le Brésilien Reinaldo (2-3, le 30 août 2003) et l'Argentin Javier Pastore (3-0, le 24/09/2011).


5 : le 13 avril 1982, le PSG s'impose à La Mosson sur le score de 5-2. Cinq buts inscrits à l'extérieur en première division, c'est un record pour les Parisiens qui récidiveront dix ans plus tard à Toulon (5-2, le 06/03/1992).

6 : le PSG pourrait remporter son sixième succès consécutif à l'extérieur, après les victoires en 2012-2013 à Rennes (2-0), Troyes (1-0), Evian TG (1-0) et Lyon (1-0) et Lorient (3-1).Du jamais vu dans l'histoire du club.


10 : le PSG n'a plus perdu à La Mosson en championnat depuis le 30 août 2003 (défaite 2-3), il y a bientôt dix ans. Depuis cet échec et la remontée en Ligue 1 de Montpellier, Paris s'est imposé à une reprise pour quatre résultats nuls (toujours sur le score de 1-1 !)

10 : le nombre de minutes avant l'expulsion de Mamadou Sakho la saison dernière à Montpellier (1-1, le 11/12/2012). Un seul joueur parisien a été expulsé plus rapidement dans l'histoire du club en championnat : Daniel Bravo à Saint-Etienne (1-1, le 16/12/1995) après 9 minutes de jeu.


17 : Paris n'a plus remporté son premier match pour l'ouverture du championnat à l'extérieur depuis le 10 août 1996 à Strasbourg (1-0), soit 17 ans. L'unique buteur du jour ? Un certain Leonardo...

22 : 22 joueurs ont porté les maillots des deux clubs : Christian André, William Ayache, Claude Barrabé, Bruno Carotti, Gaétan Charbonnier*, Aliou Cissé, Patrick Colleter, Xavier Gravelaine, Vincent Guérin, Thierry Laurey, François Lemasson*, Jean-Claude Lemoult, Francis Llacer, Patrice Loko, Claude Lowitz, Nicolas Ouédec, Christian Perez, Patrice Py, Laurent Robert, Siaka Tiené, Daniel Xuereb et Daniel Zorzetto*.

* Charbonnier, Lemasson et Zorzetto n'ont pas joué avec l'équipe première du PSG mais uniquement avec les équipes de jeunes ou CFA.


30 : le nombre de secondes avant l'ouverture du score par Montpellier lors de la lourde défaite parisienne (0-4, le le 09/08/1990). Le jeune gardien du PSG Thomas Kokkinis disputait à cette occasion son premier match parmi l'élite....

50 : le PSG et Montpellier se sont affrontés à 50 reprises en matches officiels. Avantage à Paris avec 19 victoires, 17 nuls et 14 défaites.

403 : Lucas Digne ou Edison Cavani pourraient devenir le 403eme - voir le 404eme si les deux recrues participent à la rencontre - joueur à porter le maillot du PSG en matches officiels.







jeudi 8 août 2013

il y a 35 ans jour pour jour, premier match du PSG avec son maillot blanc liseré rouge et bleu !



Il y a 35 ans jour pour jour  - comme le temps passe vite - le PSG disputait son premier match officiel avec sa nouvelle tenue extérieure à Bordeaux (défaite 0-2). Si cette rencontre n'a pas porté chance aux Parisiens, ce maillot va devenir historique et remplacer pendant de nombreuses années le maillot Hechter. Le club parisien va remporter deux Coupes de France (1982 et 1983) puis son premier titre de champion (1986) sous ses couleurs.

La feuille de match :


Guy Adam, alors intendant du club, se souvient de l'émergence de ce nouveau maillot : "à l'époque, le club avait besoin d'une tunique pour les matches à l'extérieur et avait choisi ce modèle. C'est l'entraîneur Georges Peyroche, arrivé un an plus tard, qui avait décidé d'en faire notre premier jeu de maillot : il trouvait que le modèle blanc était plus visuel, et que les joueurs se trouveraient mieux sur la pelouse !!"




liste des Bleus : fin de série pour le PSG


Bien sûr, Blaise Matuidi, suspendu, n'a pas été appelé par Didier Deschamps. 
Bien sûr, Jéremy Menez est blessé. 

Mais le PSG avec Mamadou Sakho, Christophe Jallet et Clément Chantôme, ou même la jeune recrue Lucas Digne possède des joueurs susceptibles de porter le maillot des Bleus.


Sakho et Chantôme peu utilisés et sur le départ, le PSG n'a donc aucun joueur dans la liste avant le match contre la Belgique. C'est une première pour le club parisien depuis le 22 juin 2010 et le fiasco face à l'Afrique du Sud (1-2) lors de la Coupe du monde, soit 38 matches de l'équipe de France.

but le plus rapide de la saison : un premier record à battre par le PSG à Montpellier !


C'est un record que le PSG ne peut battre qu'à une seule reprise lors de la saison... Mais avec les débuts fracassants à l'extérieur la saison dernière à Lille (2-1) et le but de Zlatan Ibrahimovic (27 secondes) tout est possible avec ce PSG ! Le buteur suédois avait inscrit il y a un an face à Lorient (2-2) le premier but de la saison après une heure de jeu.


Les buteurs parisiens devront marquer avant 89 secondes pour battre le record établi le 22 juillet 1989 par Gabriel Calderon, auteur d'une sublime reprise de volée au stade du Ray à Nice. Un drôle de match pour "Gaby" qui inscrivait à cette occasion un doublé mais ratait un penalty lors d'un match houleux (3-3, six cartons jaunes et 2 rouges). Souhaitons un début de saison plus tranquille aux Parisiens de Laurent Blanc...


Tous les premiers buts du PSG en première division depuis la création du club :

1989 : Gabriel Calderon (89 secondes)
1976 : Mustapha Dahleb (5 minutes)
2010 : Mevlut Erding (5 minutes)
2005 : Bonaventure Kalou (6 minutes)
1984 : Dominique Rocheteau (10 minutes)
1995 : Raï (11 minutes)
1988 : Safet Susic (15 minutes)
1985 : Dominique Rocheteau (27 minutes)
1992 : David Ginola (27 minutes)
1977 : Carlos Bianchi (28 minutes)
2006 : Pierre-Alain Frau (29 minutes)
1996 : Leonardo (32 minutes)
1982 : Luis Fernandez (35 minutes)
1987 : Jules Bocandé (39 minutes)
2000 : Christian (39 minutes)
2004 : Pedro Pauleta (40 minutes)
1997 : Florian Maurice (49 minutes)
2002 : José Aloisio (50 minutes)
2012 : Zlatan Ibrahimovic (60 minutes)
1999 : Luciano Zavagno (Troyes) contre son camp (61 minutes)
1981 : Saar Boubacar (69 minutes)
2009 : Ludovic Giuly (71 minutes)
1998 : Jay Jay Okocha (77 minutes)
1974 : Christian André (79 minutes)
1990 : Safet Susic (80 minutes)
1986 : Philippe Jeannol (85 minutes)
1979 : Eric Renaut (89 minutes)
1980 : Daniel Bureau (89 minutes)
1983 : Dominique Bathenay (89 minutes)
1993 : David Ginola (117 minutes)
1994 : Pascal Nouma (130 minutes)
2001 : Mauricio Pochettino (130 minutes)
1975 : Louis Floch (138 minutes)
1991 : Daniel Bravo (141 minutes)
2008 : Guillaume Hoarau (142 minutes)
2011 : Kevin Gameiro (163 minutes)
1978 : Dominique Bathenay (211 minutes)
2007 : Pedro Miguel Pauleta (216 minutes)
1971 : Jean-Claude Bras (217 minutes)
2003 : Jérôme Leroy (245 minutes)

mercredi 7 août 2013

40eme saison consécutive en L1 pour le PSG !


 Cette saison 2013-2014 marque une étape importante dans l'histoire du PSG !

Vendredi, le club parisien va entamer sa quarantième saison consécutive en première division, un cap symbolique atteint par un seul club français depuis la création du championnat.



Le vendredi 2 août 1974, le PSG avait entamé sa fabuleuse série par un succès à Sochaux (1-0).


La feuille de match :
Sochaux - PSG : 0-1 (0-0)
Arbitre : Mr Meeus 
7.000 spectateurs environ
But d'André (79eme)
Sochaux : Battmann - Dufour, Seles, Wasmer, Posca - Piasecki, Guttierez, Klijnjan - Soler (puis Maier 77eme), Garnier, Lechantre. Entraîneur : Barret.
PSG : Pantelic - Bauda, Novi, Renaut, Cardiet - Laposte, Deloffre, Dogliani - Floch, M'Pelé, André. Entraîneur : Fontaine.



Dans l'histoire du football français, un seul club a fait mieux : le FC Nantes, avec 44 saisons parmi l'élite (de 1963 à 2007).

Le top 12 des plus belles séries en première division :

1. Nantes 44 saisons (de 1963 à 2007)
2. PSG 40 saisons (depuis 1974)
3. Metz 35 saisons (de 1967 à 2002)
4. Monaco 34 saisons (de 1977 à 2011)
5. Bordeaux 29 saisons (de 1962 à 1991)
- . Lyon 29 saisons (de 1954 à 1983)
7. Marseille 26 saisons (de 1932 à 1959)
8. Sochaux 23 saisons (de 1964 à 1987)
9. Saint-Etienne 21 saisons (de 1963 à 1984)
10. Rennes 20 saisons (depuis 1994)
11. Lille 19 saisons (de 1978 à 1997)
- . Lens 19 saisons  (de 1949 à 1968)

lundi 5 août 2013

plus jeune buteur du PSG : Ongenda aux portes du top 5 !

Incroyable début de carrière professionnelle pour Hervin Ongenda. 

Grâce à son but face à Bordeaux, le jeune attaquant du PSG devient le sixième plus jeune buteur du club en matches officiels. Un classement dominé par le vrai-faux jeune Batho Ogbeche, dont la date de naissance officielle laisse toujours sceptique...

1 Bartholomew Ogbeche : 17 ans, 1 mois, 24 jours




2 Nicolas Anelka : 17 ans, 6 mois, 6 jours



3 Dominique Barberat : 17 ans, 7 mois, 3 jours




4 Jean Christophe Bahebeck : 17 ans, 10 mois, 1 jour




5 Gilles Cardinet : 17 ans, 10 mois, 16 jours



6 Hervin Ongenda : 18 ans, 1 mois, 9 jours


avant Ali Bongo au Gabon, un Empereur et un Président africain fans du PSG !


Le Président du Gabon Ali Bongo qui souhaitait assister à l'entraînement du PSG et qui reçoit des cadeaux des dirigeants parisiens : le retour de l'amitié "parisiano-africaine", avec en point d'orgue cette incroyable journée du 10 février 1998, où un Président africain et un... Empereur avaient porté les couleurs du club !

De gauche à droite : l'Empereur des Mossis avec son drôle de chapeau, Claude Leroy et le Président Blaise Campaoré
En 1998, le PSG avait décidé de parrainer un centre de formation au Burkina Faso, "Planète Champions International", dans ce pays situé en Afrique de l'Ouest. Claude Leroy, le directeur sportif du club, se déplace à Bendogo, près de la capitale Ouagadougou, pour l'inauguration officielle du centre. Une inauguration en grande pompe, en présence du Président de la République, Blaise Campaoré, de quatre ministres - de l'Habitat, de l'Emploi, de la Santé et des Sports et Naaba Baongo II, l'Empereur des Mossis, le Mogho Naba, véritable souverain du royaume et leader de l'ethnie majoritaire au Burkina, forte de 6 millions de membres.

Flatté par cet accueil exceptionnel, Claude Leroy n'est pourtant pas au bout de ses surprises quand il prend connaissance des festivités, le 10 février 1998 : un match de gala opposant les jeunes du centre, âgés de 15 ans, à l'équipe du président, renforcé par ses ministres et les anciens joueurs Roger Milla et Joseph-Antoine Bell. Mieux, l'Empereur des Mossis, du haut de ses 1,60m, est affublé d'un survêtement deux fois trop grand pour lui et d'un bonnet lapon blanc lui donnant l'apparence d'un schtroumpf... noir, et prend place dans les buts !!  Le Président Blaise Campaoré, maillot du PSG et numéro 10 sur le dos floqué de son prénom Blaise, tire alors dans toutes les positions, pour marquer le but que tout le peuple attend. En face, les jeunes du centre n'osent s'opposer à cet adversaire exceptionnel, qui marquera enfin sur penalty, sous une chaleur caniculaire (40° à l'ombre !). Après ce match incroyable, le chef de l'État, toujours en poste au Burkina, reprend la route de la Capitale pour rentrer au palais, maillot du PSG sur le dos...

Un après midi de rêve mais un échec pour le club parisien, qui finira par mettre un terme à sa participation au centre un an plus tard...

Il ne reste donc que quelques clichés de cet évènement, le jour où un Empereur et un Président ont porté les couleurs Rouge et Bleu du PSG. 

Si le club parisien a énormément changé depuis 15 ans, les deux personnalités Burkinabés sont toujours en place...


palmarès des clubs français : le PSG dans le top 3 !




En remportant le Trophée des Champions face à Bordeaux, le PSG a gagné un 18eme trophée majeur (ps : pas mal pour un club si jeune et qui ne gagnait rien - seulement 16 trophées... - avant l'arrivée des Qataris !) et devient grâce à cette victoire le 3eme club français le plus titré dans l'histoire du football français.

Paris se rapproche de Lyon et même de Marseille ! Si les Parisiens ont soif de titres, ils pourraient rapidement dépasser l'OM dans quelques saisons....



le top 10 des clubs les plus titrés en France :

1. Marseille 25 trophées (1 Coupe d'Europe, 9 championnats L1, 10 coupes de France, 3 coupes de la Ligue, 2 trophées des champions)

2. Lyon 20 trophées (7 championnats L1, 5 coupes de France, 1 coupe de la Ligue, 7 trophées des champions)

3. PSG 18 trophées (1 Coupe d'Europe, 3 championnats L1, 8 coupes de France, 3 coupes de la Ligue, 3 trophées des champions)

4. Monaco 17 trophées (7 championnats L1, 5 coupes de France, 1 coupe de la Ligue, 4 trophées des champions)

4.  Saint-Etienne 17 trophées (10 championnats L1, 6 coupes de France, 1 coupe de la Ligue)

6. Bordeaux 15 trophées (6 championnats L1, 4 coupes de France, 3 coupe de la Ligue, 2 trophées des champions)

7. Nantes 14 trophées (8 championnats L1, 3 coupes de France, 3 trophées des champions)

8. Lille 9 trophées (3 championnats L1, 6 coupes de France)

9. Reims 8 trophées (6 championnats L1, 2 coupes de France)

10. Nice 7 trophées (4 championnats L1, 3 coupes de France)




dimanche 4 août 2013

Ongenda, 5eme buteur le plus rapide sous le maillot du PSG !


Avec son but inscrit face à Bordeaux lors du Trophée des Champions face à Bordeaux, le jeune espoir parisien Hervin Ongenda fait une entrée fracassante dans le top 5 des buteurs les plus rapides en match match officiel avec le PSG.

Ongenda, qui avait déjà joué contre Arras en Coupe de France la saison dernière, aura patienté seulement 17 minutes en matches officiels pour trouver le chemin des filets.

Cinquième du classement, le jeune attaquant est désormais premier pour les joueurs formés au club, après avoir dépossédé Bernard Allou qui détenait le record depuis 1994.


Le buteur le plus rapide dans l'histoire du club reste Jay-Jay Okocha, avec son but exceptionnel face à Bordeaux en 1998.


Le top 20 (pour des matches officiels sous le maillot du PSG) :

1 Jay-Jay Okocha : 1 minute et 7 secondes (à Bordeaux, 1998)
2 Christophe Landrin :  3 minutes (contre Metz, 2005)
3 Bonaventure Kalou :  5 minutes (contre Metz, 2005)
4 Fabrice Fiorèse : 13 minutes (contre Guingamp, 2002)
5 Hervin Ongenda : 17 minutes (contre Bordeaux, 2013)
6 Bernard Allou : 20 minutes (contre Lens, 1994) 
7 Dominique Barbetat : 21 minutes (contre Lyon, 1976)
8 Carlos Bianchi : 28 minutes (à Nancy, 1977)
9 Thiago Silva : 30 minutes (contre le Dynamo Kiev, 2012)
10 Christophe Jallet : 31 minutes (à Valenciennes, 2009) 
11 Jean-Christophe Bahebeck : 32 minutes (contre Lens 2011)
12 Nicolas Anelka : 31 minutes (contre Lens, 1997)
13 Leonardo : 32 minutes (à Strasbourg, 1996)
14 Gaël Hiroux : 36 minutes (contre Jazz Pori, 2001)
15 Jean-Luc Sassus : 40 minutes (à Saint-Etienne, 1992)
16 Mateja Kezman 42 minutes (contre Nantes, 2008)  
17 Armando Monteiro : 44 minutes (contre Gueugnon, 1973) 
18 Laurent Pimond : 46 minutes (à Nancy, 1984)
19 Florian Maurice : 49 minutes (contre Châteauroux, 1997) 
20 Omar Da Fonseca : 54 minutes (contre Bastia, 1985) 

samedi 3 août 2013

premier match officiel pour un entraîneur au PSG : aucune défaite depuis 26 ans !


Laurent Blanc dirige ce soir son premier match officiel avec le PSG face à Bordeaux. Les 13 derniers entraîneurs parisiens (depuis 1987 et Erick Mombaerts, il y a déjà 26 ans !) ont commencé leur parcours parisien sans connaitre la défaite.  


Depuis 1970, seulement 3 entraîneurs ont été battu pour leur premier match à la tête du PSG : Mombaerts, Velibor Vasovic (1976) et Jean-Michel Larqué (1977).

Carlo Ancelotti 08/01/2012 : victoire à Locminé 2/1 (Coupe de France) 
Antoine Kombouaré 09/08/2009 : nul à Montpellier 1/1 (championnat)
Paul Le Guen 17/01/2007 : nul contre Toulouse 0/0 (championnat)
Guy Lacombe 04/01/2006 : victoire contre Sochaux 3/1 (championnat)

Laurent Fournier 13/02/2005 : victoire contre Bordeaux 3/1 a.p (Coupe de France)
Vahid Halilhodzic 02/08/2003 : nul contre Bastia 0/0 (championnat)

Philippe Bergeroo 20/03/1999 : victoire à Auxerre 1/0 (championnat)
Alain Giresse 11/07/1998 : victoire contre Lens 1/0 (Trophée des champions)
Ricardo 10/08/1996 : victoire à Strasbourg 1/0 (championnat)
Luis Fernandez 29/07/1994 : nul au Havre 0/0 (championnat)

Artur Jorge 20/07/1991 : nul à Nantes 0/0 (championnat)
Henri Michel 21/07/1990 : victoire contre Nancy 2/1 (championnat)
Tomislav Ivic 16/07/1988 : victoire à Metz 1/0 (championnat)
Erick Mombaerts 31/10/1987 : défaite à Auxerre 0/3 (championnat)
Gérard Houllier 16/07/1985 : victoire contre Bastia 4/2 (championnat)

Christian Coste 05/04/1984 : nul contre Sochaux 1/1 (championnat)
Lucien Leduc 20/07/1983 : nul à Toulouse 1/1 (championnat)
Georges Peyroche 02/11/1979 : victoire contre Strasbourg 1/0 (championnat)
Pierre Alonzo 25/08/1978 : nul contre Saint-Etienne 1/1 (championnat)
Jean-Michel Larqué 03/08/1977 : défaite à Nancy 1/4 (championnat)
Velibor Vasovic 06/08/1976 : défaite contre Nancy 2/4 (championnat)

Just Fontaine 19/08/1973 : victoire à Béziers 4/1 (championnat D2)
Robert Vicot 28/08/1972 : victore contre Rennes (b) 2/0 (championnat D3)
Pierre Phelipon 23/08/1970 : nul à Poitiers 1/1 (championnat D2)











un premier record pour laurent Blanc avec le PSG ?


Si le PSG remporte le Trophée des Champions ce soir face à Bordeaux, Laurent Blanc pourrait déjà entrer dans le livre des records du PSG....

40 jours après sa signature à Paris, il pourrait devenir l'entraîneur le plus rapidement titré avec le club parisien et effacer des tablettes Alain Giresse, qui avait attendu 88 jours pour gagner un premier titre, déjà le Trophée des Champions, face à Lens (1-0, le 30 juillet 1998).


Souhaitons au nouvel entraîneur parisien de ne pas suivre le destin tragique de l'ancien joueur des Bleus et de Bordeaux, licencié le 8 octobre 1998 après seulement 11 matches officiels à la tête du club...

vendredi 2 août 2013

40 ans après, les anciens du PSG font la fête !


Le PSG que j'aime c'est aussi - et surtout ça... Pour les 60 ans d'un joueur trop peu connu, Pascal Schmit en juillet 2013, j'ai reçu ce petit mail pour avoir donné les coordonnées de plusieurs joueurs du club qui avait repris le statut amateur en 1972-1973, il y a déjà 40 ans !
Beaucoup ont du annuler (dont moi qui étais invité) en cette période de congés, mais la fête a quand même eu lieu.



 Voici le mail reçu de la part de l'épouse de Pascal Schmit, c'est cela qui me donne encore l'envie de me battre pour tous les joueurs, stars ou inconnus qui ont fait l'histoire de ce club, n'en déplaise à certains qui croient que le club n'existe que grâce aux Qataris...


bonjour Monsieur KOLLAR
je reviens vers vous pour vous faire parvenir quelques photos d'anciens joueurs en présence de mon mari lors de sa fête d'anniversaire du 20 Juillet.
cette journée a été riche en émotions et les retrouvailles émouvantes.
c'est un peu grace à vous.
merci encore
Martine SCHMIT



de gauche à droite Michel MARELLA (attaquant, 58 matches de 1972 à 1975 buteur lors du fameux match de barrage face à Valenciennes au Parc en 1974), Pascal SCHMIT (défenseur, 20 matches en 1972-1973), Thierry COUTARD (milieu, 5 matches en 1972-1973, Eric RENAUT (milieu, 290 matches de 1972 à 1982)



merci à eux, merci aussi à vous qui restez fidèles à la mémoire de ce club... on ne les oubliera jamais !

PSG-Bordeaux pour le Trophée des Champions, 26 ans après...




PSG-Bordeaux pour le trophée des Champions, ce n'est pas une première pour le club parisien... En 1987, les deux équipes s'étaient affrontées sous le soleil de la Guadeloupe, pour une rencontre qui n'avait alors aucun caractère officiel. Retour sur un match pas comme les autres...

Janvier 1987. Le PSG et Bordeaux s'envolent de Paris Roissy, sous un froid glacial (-5° C) pour rejoindre la chaleur des Antilles. Neuf heures plus tard, arrivée à Point-à-Pitre sous une chaleur étouffante (27° C) et sous les clameurs des centaines d'Antillais venus accueillir les deux équipes. 


Le Trophée des Champions se dispute pour la première fois loin de la Métropole, et va même être à deux doigts d'être annulé quelques heures avant la rencontre, le 23 janvier. Le match, organisé par la Ligue Nationale - déjà - et retransmis sur Canal Plus va connaitre un imbroglio incroyable quelques heures avant la rencontre. La commune des Abymes où la rencontre va se disputer, ulcérée par l'annonce sur les affiches du match à Pointe-à-Pitre - un peu comme si le Stade de France était annoncé à Paris - demande une rallonge de 300.000 francs (environ 45.000 euros) pour le manque à gagner publicitaire ! Gérard Darmon, organisateur de la rencontre, n'a prévu que 300.000 francs de recette, à se partager entre les deux clubs... Les dirigeants bordelais, très en colère devant cet ultimatum de dernière minute de la ville organisatrice, décide de rentre en France deux heures avant la rencontre ! Après de dernières négociations houleuses, le match est finalement maintenu....

Drôle d'ambiance avant la rencontre : la municipalité, qui souhaitait rentabiliser au maximum l'évènement, avait fait rehausser les murs d'enceinte autour du stade de deux mètres pour empêcher les resquilleurs d'entrer sans payer dans le stade... Un escadron de CRS devra même s'interposer pour empêcher une entrée en force par une porte dérobée, sous les sifflets des spectateurs. 


12.000 spectateurs payants - sic - sont présents pour ce match de gala, qui tardent à s'enthousiasmer devant la domination stérile et conventionnelle des Bordelais en première période. Paris reprend des couleurs après la pause et le public s'enthousiasme alors devant les exploits techniques de Susic, auteur d'une incroyable reprise de volée sur le poteau (59eme). Une domination stérile que les Parisiens vont payer en fin de rencontre : sur une erreur de relance de Tanasi, Ferreri frappe, Bats détourne sur la tête du futur Parisien Zlatko Vujovic qui marque dans le but vide (78eme). Nouvelle désillusion pour le PSG et constat amer de son attaquant Dominique Rocheteau : "C'est con... Je crois que physiquement nous étions mieux que les Bordelais, tout le monde voulait gagner ce match..." Gérard Houllier était lui aussi déçu : "On peut dire, ce que l'on veut, c'est une défaite imméritée. Bordeaux a eu de la chance... D'ailleurs, ils savent qu'ils ont eu de la réussite. La qualité de notre jeu m'a satisfait, je note aussi que Bocandé est de plus en plus dangereux, mais il doit encore simplifier sa gestuelle". La saison parisienne va se résumer à la maladresse de ses buteurs - Bocandé, Halilhodzic, Rocheteau, Xuereb - pour une saison ratée après un titre de champion de France.


Souhaitons que 25 ans plus tard, la saison parisienne avec son armada offensive ne connaisse pas un tel dénouement...


La fiche du match 
Bordeaux - PSG 1-0 (0-0)
Beau temps, terrain bosselé, vent fort
12.000 spectateurs environ.
Arbitre : Monsieur Delmer
 But : Zlatko Vujovic (78eme)
PSG : Bats - Bacconnier, Pilorget (cap), Jeannol (Rabat 88eme), Tanasi - Polaniok (Couriol 69eme), Poullain, Susic, Vermeulen (Xuereb 81eme) - Rocheteau, Bocandé. Entraîneur : Houllier
Bordeaux : Dropsy - Zo.Vujovic, Roche, Battiston (cap), Lassagne - Tigana, Girard, Ferreri, Touré - Lacombe (Bourdoncle 74eme), Zl.Vujovic. Entraîneur : Jacquet